Lésions coronaires complexes : imagerie et physiologie, deux approches complémentaires
Comment mieux évaluer les lésions coronaires complexes et optimiser leur prise en charge ? À l’occasion du GRCI 2026, Géraud Souteyrand revient, au micro de Benoît Lattuca, sur la complémentarité entre physiologie coronaire et imagerie endocoronaire, ainsi que sur le rôle de l’OCT avant et après l’angioplastie.
Physiologie et imagerie : ne plus opposer les approches
Dans l’évaluation des lésions coronaires complexes, physiologie et imagerie apportent des informations différentes mais complémentaires. L’enjeu n’est donc pas de privilégier systématiquement l’une au détriment de l’autre, mais de combiner leurs apports pour mieux caractériser les lésions et apprécier leur retentissement myocardique.
Les nouveaux outils permettant d’intégrer ces deux évaluations au cours d’une même procédure ouvrent également des perspectives pour la pratique interventionnelle.
L’OCT, un outil précieux avant et après l’angioplastie
À partir d’un cas clinique présenté lors de la session, Géraud Souteyrand souligne l’intérêt de l’imagerie endocoronaire à chaque étape de l’intervention.
Avant l’angioplastie, l’OCT permet notamment d’évaluer les dimensions du vaisseau, la longueur de la lésion et la nécessité d'une préparation de la plaque.
Après l’intervention, elle contribue au contrôle du résultat, notamment à travers l’identification d’éventuelles dissections, la vérification du positionnement du dispositif et l’évaluation de l’expansion du stent, particulièrement importante dans les lésions longues et calcifiées.
Les outils logiciels d’analyse et la comparaison des images avant et après l’intervention participent également à une démarche de contrôle qualité.
Retrouvez l’interview et la session du GRCI 2026
Dans cet entretien, Géraud Souteyrand partage les principaux enseignements d’une session présentée avec Nicolas Meneveau, où la complémentarité des approches et leur application pratique étaient au cœur des échanges.