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TAVI : jusqu’où repousser les limites de la voie fémorale ?

La voie fémorale représente aujourd’hui plus de 90 % des procédures TAVI. Mais jusqu’où peut-on aller lorsque l’anatomie vasculaire devient complexe ? À l’occasion du GRCI 2026, Mohamed Abdellaoui revient, au micro de Francesca Sanguineti, sur les stratégies permettant de sécuriser l’accès fémoral et sur les situations nécessitant le recours à une voie alternative.

La voie fémorale : anticiper pour sécuriser

Si l’accès fémoral demeure la voie privilégiée pour les procédures TAVI, certaines configurations anatomiques peuvent rendre l’intervention particulièrement complexe.

Pour Mohamed Abdellaoui, la clé réside dans une planification rigoureuse, reposant notamment sur une analyse exhaustive du scanner, depuis le point de ponction jusqu’au site d'implantation.

Cette évaluation permet d’anticiper les difficultés liées aux sténoses, aux calcifications ou aux tortuosités vasculaires, mais aussi de déterminer les dispositifs et les techniques nécessaires à la préparation des axes vasculaires.

L’angioplastie au ballon et la lithotritie intravasculaire font notamment partie des outils susceptibles de faciliter le passage du matériel dans les situations complexes.

Quand faut-il envisager une voie alternative ?

Si les techniques actuelles permettent d'étendre les possibilités de l’accès fémoral, celui-ci ne doit pas être privilégié à tout prix.

Lorsque le risque vasculaire estimé devient trop important, le recours à une voie alternative doit être envisagé. Les accès carotidien et axillaire constituent alors des options privilégiées parmi les voies supra-aortiques.

L’enjeu est donc de trouver le juste équilibre entre les possibilités techniques offertes par l’abord fémoral et la sécurité du patient.

Retrouvez les enseignements de la session du GRCI 2026

À l’issue de la session « TAVI : oser la fémorale ou changer de route », Mohamed Abdellaoui partage les messages essentiels d’une discussion réunissant plusieurs experts autour d’une procédure en direct.

Découvrez son interview par Francesca Sanguineti et les stratégies permettant d’adapter la voie d’abord aux contraintes anatomiques de chaque patient.

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